Je m'appelle Antoine Bazin, j'ai 32 ans. Éducateur spécialisé de formation, j'ai travaillé quelques années comme éducateur de rue dans le quartier du Mirail à Toulouse avant de rejoindre en 2016 la toute jeune association Utopia 56, qui coordonnait alors la création et le développement du camp de réfugiés de Grande-Synthe dans le Nord de la France. C'est à ce moment que la photographie s'est imposée à moi.

 

Mes premières photos « documentaires », alors en argentique, sont prises dans ce camp durant l'été 2016. Photographier pour montrer, pour garder une trace de cet événement notable dans l'histoire de l'accueil des exilés, voilà alors l'idée. Cette première expérience, mêlant photographie et social/humanitaire, m'amène ensuite à la porte de la chapelle à Paris en 2017, puis aux frontière franco-italienne et  serbo-hongroise en 2017 et 2018, et enfin à Toulouse en 2020 dans le contexte très particulier du confinement lié au COVID-19.

 

Jusqu'alors autodidacte, mon travail photographique est, me semble t'il, profondément marqué par mon évolution professionnelle dans des contextes de vie difficiles. Je retrouve dans chaque réalisation photographique des postures communes au travail de rue, au travail social destiné aux populations en difficulté. 

Globalement intéressé par le vivant, la question environnementale et de conservation de la faune commencent également à émerger dans mon travail de l'image.  

 

 A suivre...